dimanche 27 mars 2011

Après l'averse, la douce brise.

Pour notre dernière lessive, nous avons du abandonner le système d'essorage par défaut d'environnement venteux (remplacé par un pluvieux), du coup nous sommes allé chercher un moyen d'essorer tout ça dans notre chambre. Nous avons usé d'imagination et surtout de fil (toute une pelote). Ayant toujours aimé attacher des fils à travers ma chambre, j'ai pu m'épanouir pour la préparation de ce séchage de linge.
Le Point Névralgique.



Nous avions mis notre linge en machine le soir avant de dîner, mais au retour nous avons oublié de le récupérer, et ce ne fut que le lendemain que nous avons pu assister au désastre (pour mon colocataire) :
Une âme bienveillante a eu la bonté de retirer mon linge de la machine et de le déposer sur une table à proximité (le nombre de machines disponible est assez limité pour un bâtiment de 5 étages). En revanche, mon colocataire a retrouvé ses vêtements dans la machine, avec de l'eau jusqu'à rat bord (n'oublions pas que les machines à laver chinoises sont verticales). Cela fut assez dramatique pour l'essorage dans la chambre. Le sac de linge rempli d'eau se déversa sur le sol de la chambre, il a fallu toquer chez le voisin pour récupérer de quoi pomper cette inondation. En voyant les choses d'un bon oeil, cela nous a donné l'occasion de faire le ménage et de nettoyer le sol qui d'habitude est foulé par les moutons.
Le poids des vêtements mouillé a eu raison du point névralgique où passaient toutes les cordes d'essorages : le crochet s'est détaché du mur, en emportant avec lui un morceau. Du coup il a fallu utiliser une baguette chinoise pour tendre le câblage (la fameuse technique de la baguette, qui m'a été enseignée par mon cousin matelot).





Le résultat.
Finalement, on dirait que Spiderman est passé par là (ainsi que de Gong gong, dieu de la flotte local).
Après avoir séché environ une semaine, mon colocataire se dit qu'une deuxième lessive serait bien lui concernant, dans la mesure ou ses vêtements dégageaient une odeur vivement postapocalyptique.
Dans mon cas je vais éviter, dans la mesure où les machines lavent le linge à froid et que les vêtements ressortent raides et rêches, pour éviter qu'ils se décomposent trop vite.
Et comme si c'était pas assez drôle comme ça, son pull , qu'il avait du attacher aux barres extérieures du balcon parce qu'il était tellement imbibé d'eau que cela aurait fait craquer la deuxième fixation en en intérieur, s'est détaché en pleine nuit.
Le matin, quand il est parti le chercher (en plus, il y avait une grosse flaque d'eau sale juste en dessous de notre balcon), il n'y était plus. Sûrement que les Chinois se sont rués sur le vêtement porté par un authentique Français.
Quoi qu'il en soit, nous avons fait notre visite (presque quotidienne) chez Auchan pour refaire le plein de gâteau, et nous avons essayé quelques excentricités : pour commencer un pack d'Oreo goût pistache (Hmm, que c'est bon la pistache). Ce jour-là, un malheur s'abattit sur le supermarché : il n'avait plus les gaufres au chocolat qui nous sont tellement chères. Il a fallu se rendre dans un autre supermarché (bien qu'il n'y eut aucune chance de trouver ses gaufres de la marque Auchan, à 1€ le pack de 800g) où nous avons pu prendre une substitution bon marché. D'ailleurs, ça se voit, le côté "bon marché" : on dirait que les biscuits ont été fait à la main, par des enfants de bas âges pensant jouer à un jeu d'éveil :
État d'origine du biscuit, et de tant d'autres (goût citron).

Je pensais pouvoir me rabattre sur le produit de qualité qu'ait l'Oreo, mais QUE NENNI. Vu que c'est moi qui avais acheté ces Oreos goût pistache, et que mon voisin en avait acheté à la vanille, nous avons commencé par faire l'échange d'une unité. En mangeant mon oreo pistache, j'ai senti toute l'abjection, tous les déchets du monde s'exploser sur ma langue. J'ai fait en sorte de paraître calme et serein sous cette atroce torture, de sorte que mon colocataire puisse aussi y goûter, et ainsi me débarrasser d'un oreo, parmi les trois paquets goût pistache moisie (c'est toujours ça de gagner). J'ai aussi malencontreusement fait tomber le reste d'un paquet par terre, ce qui m'a obligé à jeter les restes (s’ils avaient été au goût fraise en revanche, n'importe qui aurait été prêt à lécher le sol pour récolter ce succulent arôme). Maintenant nous ne damnons plus que par ces Oreo pistache.
À part ça, nous avons désinstallé Mythos pour tester un nouveau MMORPG F2P des studios Perfect Word.
La région chinoise est évidemment exclue des serveurs de Forsaken World, mais qu'importe ! Le VPN est là pour ça. Après être arrivé niveau 18, j'ai voulu lancé le programme, mais Oh malheur, le VPN s'est déconnecté à se moment la, ce qui a eu pour résultat de bannir instantanément mon compte (du coup j'en ai refait un et je suis passé niveau 20 en à peine le temps qu'il m'avait fallu pour arrive niveau 10 sur l'ancien compte, MUHAHA). Avec tous les farmeurs qu'il y a en Chine, c'est normal qu'ils aient interdit cette région, mais bon, pour nous, pauvres étrangers, quelle injustice ! (On aurait dû partir en Corée ).

vendredi 18 mars 2011

Rise of the Redeemer

En cours de Chinois, la prof n'arrivait absolument pas à prononcer nos prénoms, donc elle a demandé à chacun de se donner un nom en Chinois. Certains on demander à la prof de faire directement une translation genre Pierre => Peter => Bǐde (彼得), d'autres ce sont appelé hēisè (黑色) pour black ou encore Mógu (蘑菇) pour Mushroom, enfin que des noms plus pitoyables les uns que les autres. Ayant eu accès à un dictionnaire Fr/Cn j'ai pu trouver quelque chose d'un peu plus classe : en m'étant inspiré de l'arme dévastatrice d'Unreal Tournament 2004, je me suis appelé Jiùshìzhǔ (救世主). Quand la prof a vu ça, elle s'est marrée et a dit "his name is The God who save the world, FFS §§", c'est-à-dire le Rédempteur.

Certains d'entre nous ont découvert un très bon restaurant, le Big Mama (un peu comme le nom de la génitrice de Head-crab dans H-L1) où ils servent de bons gros hamburgers pour un petit prix (genre 15 yuan).
J'étais pressé d'y goutter et quand j'ai enfin pu dîner dans le fameux restaurant, j'ai directement commandé un Monster (apparemment leur plus gros hamburger), et la les réactions ont été vives :
MER IL ET FOU §;
Tu le finiras jamais !
Jmange 4x plus que toi et quand j'ai pas pu le finir la dernière fois, même en l'ayant partagé.
Franchement respect si tu le termines

Il n'en m'en fallut pas plus pour relever le défi. Quand le serveur arriva avec le gros hamburger, je me suis dis : effectivement, il est gros, mais rien d’impressionnant.
En fait, ce n'était que le petit King, commandé par mon colocataire (le petit joueur)...
Enfin, lorsque le véritable Monster, qui fait deux fois la taille du King, mon sang ne fit qu'un tour. La bête était composé d'à peu près 4 steaks (de 10 kg), des couches d'omelette et puis oeuf/tomates/oignon. Chaque tranche de pain était aussi haute qu'un Big Mac, le diamètre du hamburger était légèrement plus petit que celui de l’assiette, juste histoire de pouvoir la poser sans problèmes. C'était servi avec deux paires de gants en plastique, histoire de ne pas avoir les mains pleines de sauce. On a aussi demandé au serveur l'élément indispensable à ma réussite : un grand pic, à planter au milieu, histoire que tout ne foute pas le camp à la moindre bouchée (seul le Blond n'a cure de ce pic). Ne pouvant pas le mettre dans la bouche, il a fallu commencer par un petit massage de hamburger (techniques de massage traditionnel chinois). Lorsqu’il ne fit plus que la taille de deux big Mac, j'ai enfin pu commencer la dégustation. Les premières bouchées sont faciles tant que ça reste en périphérie, mais dès qu'on s'enfonce vers le centre, la taille augmente sensiblement. Dans ce cas, il vaut mieux prendre une bouchée dans la partie supérieure, puis inférieure. Évidemment comme ça on se tartine la gueule de sauce, mais Freeman, celui qui depuis le début de mon appellation me vénère, a eu la bonté d'essuyer ma bouche. Il a bien sûr conservé la serviette usagée comme une relique sacrée, gardée dans sa poche près du coeur. Finalement, je suis venu à bout de ce Monster, en restant le plus stoïque possible pour maximiser l'effet de victoire totale (en plus, je n’ai pas fait tomber un morceau hors du hamburger, je ne me suis pas gêné pour tout retenir, ce qui aurait été impossible sans gants), ce qui m'a valu les applaudissements (l'heure à d’ailleurs été notée, et la date sera considérée comme l'an Zéro).

lundi 14 mars 2011

Dernière semaine avant l’incrémentation du nombre de mois depuis notre arrivé



Et voila, il y a eu quelques problèmes de liaison avec le VPN donc nous n'avons pas pu accéder à pas mal de sites internet (incluant certaines fonctionnalités de Google, ainsi que FB). Fort heureusement, cela n'a pas duré, mais depuis ce tragique évènement, nous vivons avec une épée de Damoclès. Et comme un malheur n'arrive jamais seul, nous avons eu vent du petit incident qui s'est passé chez nos voisins les Japonnais (enfin, ce n'est rien en comparaison à ce qui nous soit arrivé). À ce propos, Calcyn m'a contacté pour me prévenir de l'imminent danger des retombées radioactives en cas d'un accident majeur, ainsi que des techniques pour s'y prémunir (eau en pack à l'abri de l'extérieur plus de l'iode, genre sel). Avec un peu de chance, les connaissances acquises lorsque j'ai joué au jeu Fallout vont me servir ; on verra bien comment cela évoluera.



À part ça, nous avons pu observer les conséquences de l’inorganisation lors d'une opération de ravitaillement au supermarché : lorsque nous nous sommes retrouvés à défaut de gâteau, de beverage ainsi que de nouille en sachet, nous décidâmes de rendre visite à ce bon vieux Auchan. Cela commença lorsque nous sommes passés devant les cadis sans nous arrêter (et nous n'avons même pas eu un seul soupçon du regret que cela allait causer). C'est-à-dire que les cadis sont au rez-de-chaussée (le RdC est un concept absent chez les Chinois, car pour eux, c'est le 1er (à comprendre premier "sol" et pas "étage")) et le Auchan est au 2e sol, donc tant qu'il n'est pas autour de nous, nous ne nous arrêtons pas de marcher vers l'objectif (avec des oeillères), mais nous ne nous ferons pas avoir la deuxième fois : le cadi sera inséré comme objectif avant l'atteinte du Auchan.

Bref, une fois dans le supermarché, nous ne pûmes prendre que deux paniers (bien qu'un troisième fera son apparition plus tard). D'abord, il fallait améliorer le système de suspension en environnement venteux, pour éviter le fâcheux accident du vêtement arraché au système par les griffes de Chi Po, le Dieu local des vents. Nous avons trouvé, quelque chose qui correspondait parfaitement à nos attentes : la combinaison de deux technologies traditionnelles, à savoir le cintre et la pince à linge. Les pinces sont astucieusement attachées au cintre par l’intermédiaire d'un petit cerceau, permettant de tripler le nombre de pinces pour un cintre. Une telle qualité de produit n'a pu être qu'élaborée par une équipe d'ingénieur de haut rang. Et le mieux dans tout ça, c'est que l'article était en promotion ! Tous les articles en promotions étaient sur des étalages en début de magasin, et il devait y avoir à peine 1m entre-deux étalages, c'était sympa pour le bain de foule chinoise (surtout avec les cadis. Mais cet inconvénient de transport de cadi en environnement resserré est bien dérisoire en comparaison à l'effort à fournir pour transporter un panier. D'ailleurs, concernant ces promotions, nous avons vu un pack de bouteille en promotion de 0,1 yuan (sachant que le centième de yuan n'existe pas, la plus petite unité est 0,10), soit une économie de 0,0125 € !! (l'affaire du siècle) en ce qui concerne les gourmandises, nous avons fait preuve d'originalité en achetant une grande boite de biscuit sablé, bien sûr nous avons repris le paquet le plus économique au rapport Q/P, de la marque Auchan, qui est sensé représenter des barres chocolatées. C'est une expérience de l'esprit que de savourer ces barres, le goût du chocolat se trouvant dans un état conceptuel. C'est un peu comme lorsque l'on dévore un roman : il faut s'imaginer les scènes. Ici, on lit "chocolat", alors quand on mange, on essaye d'imaginer "chocolat".

J'ai, pour ma part, fait preuve de folie en me décidant d'acheter un paquet d'Oreo™, les fameux sandwichs de cookie avec une crème à l'arôme de fraise. Bien que les prix de ces biscuits soient nettement supérieurs à tout le reste, cela n'a pas empêché la société américaine d'en exporter en masse : on trouve de ces biscuits dans chaque magasin d'alimentation. Il faut dire que pour le coup, mon imagination n'a pas sa place lorsque je déguste ce précieux gâteau (0.7 € le paquet !). Ce qui devint plus embêtant, c'est lorsque nous avons du prendre la boisson : 5 bouteilles (bombonnes) de 2,5 L et 5 L de pack d'eau (c'est que ça fait lourd dans des petits paniers). Après avoir élu les nouvelles nouilles qui allaient avoir le privilège d'être mangé par deux Européens, nous sommes passés en caisse. C'était le début de la fin qui a commencé et n'était pas près de terminer : nous avons vu la caissière enregistrer les articles et les déposer dans un seul panier, il était plein à ras-bort, peut-être cette Chinoise allait usé d'un subterfuge pour faire rentrer tous nos articles dans un seul panier, mais en fait, c'était à nous de rapidement prendre le panier qui croulait sous son poids et de le remplacer par un vide (ça a été sport). Vu que nous en avions pour la première fois eu pour plus de 10€ de courses, nous étions quelque peu désemparés par le rangement de tous ces articles dans nos deux petits sacs (d'ailleurs, mon colocataire a eu la bonne initiative de "demander" un sac à la caissière, mais vu qu'ils étaient payants nous n'en avons pris qu'un seul, au lieu de deux ou trois. Enfin, je suppose que c'est la raison pour laquelle mon colocataire n'est revenu qu'avec un seul misérable sac). Devant notre manque flagrant d'inorganisation, une Chinoise nous est venue en aide en nous transmettant un cadi. Ce n'était que retarder l'inévitable, car une fois arrivé au 1er sol, nous étions toujours dans le pétrin (d'ailleurs mon colocataire à émis l'idée d'acheter le sac à main pour femme qui était à proximité pour avoir une chance de sortir d'ici en possession de tous nos articles). Finalement, nous nous sommes débrouillés pour tout mettre dans les sacs et transporter les boissons par les mains jusqu'au vélo. Ce périple ne fut pas sans péripétie, par exemple lorsque la bouteille de Sprite s’échappa de l'emprise de ma main pour venir s'écraser par terre. Les vélocipèdes faisaient un drôle de bruit (un bruit de vélo chinois en réalité) une fois que toute la cargaison fut déposée sur ceux-ci, et la conduite en fut quelque peu déroutante, mais nous arrivâmes à nos chambres sains et saufs.



Certains d'entre nous sont sortis ce week-end, en boite de nuit par exemple, en rentrant à 6h du matin, ou d'autres ont mangé au restaurant en séchant le cours de Chinois le vendredi soir (c'est-à-dire que le cours se déroule durant les heures de repas. Manger ou apprendre, il faut choisir !) et revenant à 2h du matin, réveillant du même coup la concierge : les règles sont pourtant claires : il faut rentrer avant minuit, ou revenir le matin.

Les pauvres fous, comment être en forme après pour les cours ? Heureusement, il restait assez de personnes dans les dortoirs pour faire une ptite LAN d'half-life 2 : deathmatch en mode CoOp/Puzzle (hélas, on dirait qu’ils se sont vite lassé du mode deathmatch, ou en tout cas, on est pas assez nombreux pour que cela soit rentable). Il y avait aussi les devoirs d'IA à faire, rien de psychiquement complexe, surtout que mon colocataire a trouvé un eBook des exercices corrigé du livre d'IA où y sont inscrit nos devoirs. De la rigolade tout ça, vivement le projet en tout cas.

Ayant peu retrouvé l'accès au VPN, j'ai pu transféré quelques photographies sur Picassa Web Album et actualiser ma base de connaissance sur les événements récents s'étant produit dans le monde et la France avec Google Reader, un service très pratique qui regroupe l'essentiel de l'information : Un abonnement RSS à 5 ou 6 magasines Web sur les jeux vidéos, et encore une autre cinquaine sur l’actualité Geek. Il faut dire que cela manque pas mal, ce flot d'information continue qui nous abreuve en France.

mercredi 9 mars 2011

Rapport n° 7

Il y a quelques jours nous avons fait une lessive, c'était assez drôle.
Déjà quand on insert le jeton, la machine se met directement en route, et vu que sur la notice il est dit qu'il faut le placer en premier, cela veut dire que l'on doit déposer les vêtements en même temps que la machine se remplis d'eau (en fait, le tambour est vertical). Après avoir mis la lessive à 20 centimes d'euro directement sur la pile de vêtements, il a fallu attendre 45 minutes pour récupérer nos vêtements. En ce qui concerne le séchage, nous avons choisi la méthode de la suspension en environnement venteux : il y a un système de barres horizontales dépliant accroché sur le mur extérieur, accessible depuis la fenêtre. C'est la que nous avons déposé tous nos vêtements humides, avec de grosse pinces à linge. Le lendemain, nous en avons retrouvé quelques un accroché, et un petit tas par terre, après une chute de 4 étages (mais les 4/5 des vêtements étaient à mon colocataire).
Nous avons eu nos deux nouveaux cours : Électricité et Systèmes embarqués.
Pour l'électricité, rien de nouveau, c'est du cours théorique. Le professeur a un fort accent chinois et ne parle pas très bien l'anglais. Ses intonations dans les aiguës font d'ailleurs rire pas mal d'entres nous, mais il à l'air sympathique. Pour l'autre matière, cela semble plus intéressant : il va s'agir de travail pratique, avec plusieurs projets à réaliser. D'après ce que nous a dit le professeur, nous allons aussi avoir un projet libre où il faudra faire preuve de folie imaginatrice... Tant mieux.
En dehors des cours on essaye de réserver des places pour jouer au badminton et au tennis de table. Il y a plusieurs endroits pour y jouer, mais il y en a un qui se distingue des autres pour sa grandeur et son architecture en forme de toque de cuisinier. Du coup vu que le badminton est très prisé, on joue surtout au tennis de table (ce qui n'est pas plus mal vu qu'il y a moins d'effort à faire pour y jouer).

dimanche 6 mars 2011

Un Dimanche à Shanghai.

Aujourd'hui, calme et repos s''imposent (ainsi qu'une LAN évidemment).
Oui parce qu'hier, nous (c'est à dire 8 épitéens) sommes partit rejoindre le quartier de Pudong, le quartier des finances et des affaires de Shanghai. Arrivé sur place, nous étions entourés par les grattes ciels, encore plus que lorsque nous étions à Peaple's Square. C'est à cet endroit que se trouve la fameuse tour Oriental Pearl Tower.
Si nous sommes venus ici, c'était pour se rendre à l'aquarium, histoire de passer un bon moment. Mais avant cela, nous nous sommes rendus au Super Mall (un grand centre commercial, sur 5 étages, avec toujours cette architecture permettant de voir toute la profondeur et la hauteur une fois à l'intérieur (en fait, c'était un centre avec pas mal de magasins de mode, le quartier étant riche il en abonde, il y avait même un écran IMAX comme à la défense). Ce passage au Super Mall nous a permis de nous restaurer dans un bon restaurant de spécialité chinoise, servant entre autres des sandwichs au poulet frit (il s'agissait en fait d'un bon vieux Macdonald, et pour ma part, j'ai préféré prendre le cheeseburger au poulet frit. Et puis le menu coûte 1.70€ 5 fois moins cher qu'en France :D).

Le Super Mall, dédale escalator



Passerelle surplombant la route.


Pour rejoindre l'aquarium, nous sommes passés sur des passerelles enjambant les routes (ça permet d'améliorer le trafic routier, et de donner plus de chance de survie aux piétons). Une fois à l'intérieur, c'était très beau, les décors étaient bien faits, l'ambiance réussit. Nous avons pu observer plein de variété de crustacés différente ! (il y avait également des poissons de toute taille, des tortues, des alligators, des raies et des requins, des tortues...). Le passage le plus intéressant était lorsque nous étions dans un tunnel vitré avec de la flotte tout autour de nous et que nous voyons une raie ou un requin passé au-dessus de nous. Ce qui était très commode c'est que les visiteurs étaient tous, pour cette partie la de l'aquarium, sur un tapis roulant, évitant ainsi les bousculades et les attentes devant les vitres. Il y avait aussi des aquariums très peu épais, mais qui recouvrait toute la surface du mur avec en son enceinte des méduses. Avec un jeu de lumière, cela rendait le ballet assez magnifique.
Une fois retourné à la surface (l'aquarium s'installait dans les profondeurs jusqu’à -2 niveaux) nous avons croisé la route de l'allemand qui était avec nous au restaurant la dernière fois. Du coup nous avons fait route ensemble. Direction une tour, le chinois qui nous accompagnait avait déjà été dans une de ces tours, dans un hôtel, du coup nous sommes allé dans celle-ci. Pour se rendre en haut d'une tour il faut payer un certain prix, et là pour se rendre à l'hôtel au 57e étage, c'est gratuit, donc on en a profité.
C'est marrant quand on passe les portes de l’ascenseur on sent et on entend le vent qui vient des hauteurs. Et puis quand il accélère, on a bien les oreilles qui se bouchent xD. Une fois en haut nous nous sommes retrouvés dans un salon (du genre luxueux) avec vue sur Pudong (bon les vitres étaient salles). D'ailleurs, nous avons pris place sur des fauteuils pour une séance photographique (les photos seront ensuite mises sur un FTP, à la fin du voyage). Certains d'entre nous ont testé les toilettes et apparemment, après utilisation il y a quelqu'un qui vient et nettoie les traces de notre passage (je trouve ça assez embarrassant si il le fait alors qu'on est encore dans la salle des toilettes, mais bon vu que ce sont des Chinois qui s'en occupent, c'est pas trop grave :D ).

Vue du 57e étage de l'hôtel.





Une fois dehors nous avons essayé de trouver d'autre tour à escalader, nous sommes même passés dans les bureaux d'Ernst & Young, où leur porte-parole avait présenté leur société lors d'une conférence en début d'année scolaire à l'EPITA. Hélas nous n'avons pas pu escalader au-delà d'un 22e étage. Et sur les larges trottoirs de Pudong, des marchands venaient nous montrer leurs lasers ou leurs souvenirs, il faut dire qu'ils sont très attachés à ceux qu'ils pensent être leurs clients. Au final, nous avons attendu la nuit pour voir le paysage sous un autre jour. Leurs lumières sont assez étranges, on se croirait dans un par d'attraction, avec leurs tours qui s'illuminent un peu style arbre-de-Noël (sans parler de leurs bateaux...). Du coup on a pu voir le Bund au loin du fleuve qui nous y séparait (il y a deux semaines, c'était l'inverse, nous étions au Bund).

Au retour nous nous sommes arrêté a People's Square pour diner dans un de ces restaurant à plateau tournant (on nous a servi du thé, du riz, des haricots verts sauce piment, de la viande et quelques végétaux (ainsi que du tofu o_O). Une fois dehors, nous sommes retombés sur un marchand qui voulait nous vendre des fleurs. Cela n'a pas été chose aisée que de s'en débarrasser (surtout que nous attendions le retour des autres).
On a ensuite repris le métro direction l'université.
La nuit à l'université c'est trop sombre, quand on emprunte des petits chemins on voit à peine où est-ce qu'on pédale et quand il arrive qu'on prenne de justesse la rampe pour passer les escaliers.. D'ailleurs en revenant du centre-ville, je me suis pris une branche dans le visage (voilà ce qui arrive à vouloir pédaler trop près du trottoir en regardant par terre). En tout cas à partir de cette semaine, finis de rigoler : deux nouveaux cours s’amorcent : Electronic et Embedded System. Du coup on va passer à 21h de cours de semaine (plus que certains universitaires en France, et même à l'étranger, par exemple en Angleterre où ils n'ont que 10h de cours). D'ailleurs, je vais en profiter pour parler un peu des cours : tous les Français assistent aux mêmes cours, contrairement aux autres étudiants (chinois ou étrangers). Par exemple en cours de C++, il y a beaucoup plus de 50 étudiants (avec 5 chinoises, toutes au premier rang) . Les étrangers hors épitéens ne sont pas nombreux, en fonction des cours, mais en moyenne il doit y en avoir 4 ou 5 (contre 21 épitéens).
Le cours de chinois est une exception vu qu'il n'y a que les étrangers qui y assistent. Sinon, les professeurs parlent plus ou moins bien l'anglais, des fois ils jaspinent en chinois pour les étudiants un peu perdu (ou pour nous perdre davantage : quoi de mieux qu'un cours de Math en Chinois xD). Les professeurs nous donnent des devoirs aussi, rien de bien difficile (enfin, on a eu des devoirs qu'en AI et en C++). De toute façon, on a du temps pour les faire (après une LAN, ça passe quand même en priorité).
En tout cas, ça fait deux fois qu'on rate des cours parce qu'on se perd, ou on trouve pas le bon bâtiment, et du coup le bâtiment administratif nous apparaît et on retrouve notre chemin. Au moins maintenant on est sûr de ne pas se tromper, quoiqu'avec les nouveaux cours...

samedi 5 mars 2011

Rapport n° 5

Finalement, on a enfin réussi à se procurer le livre : Artificial Intelligence : A Modern Approach. En fait il ça a mis du temps parce qu’il a été directement imprimé dans l'imprimerie du campus xD.
C'est marrant parce que le livre ne peut être que distribué qu'en République de Chine, mais on comprend vite pourquoi vu le prix : 120 yuan, soit 15€ pour un livre sur des connaissances théoriques et pratiques de plus de 1 000 pages (en France ce genre de livre coute plus de 50€). D'ailleurs, il y a une librairie chinoise où l'on trouve quelques articles en Anglais sur l'informatique (par exemple Absolute C++ que l'on a aussi acheté, 1 000 pages, pour Cinq Fuckin' Euros :D).
Parallèlement, il semble aussi que nos efforts pour réduire les coûts en électricité aient été récompensés : alors que certains étudiants (e)s ont consommé l'équivalent de 40 yuan en un jour, nous avons réussi à ne pas dépasser les 1 yuan pour un jour (avec un maximum de consommation de 15 yuan, mais c'était avant de devoir payer l'électricité... À l'époque on pouvait allumer la lumière la nuit :D).
Autrement nous sommes allés diner au restaurant avec d'autres étudiants étrangers (allemands, étasuniens, canadien,...) pour organiser le voyage (en autre, un voyage d'une semaine s'organise pour aller vers le Tibet (mais pas exactement au Tibet, ça passerait pas avec le Visa). C'est sympa les restaurants chinois, sur ceux qu'on a faits on retrouve les mêmes caractéristiques : assiette, tasse et petit bol sont emballés dans du film plastique. On dirait que c'est des couverts à usage unique, lol. En fait niveau couvert c'est juste une cuillère bien creuse de sorte que la lèvre supérieure ne puisse atteindre le fond de celle-ci, du coup on laisse la moitié des aliments dans le creux de la cuillère, et on a aussi des baguettes (of course). Assez, galère quand il s'agit de découper, mais en fait on doit le faire avec les dents. Et puis quand la c'est le système table tournante : on est une dizaine autour de la table et il y en a un qui commande des plats. Ceux-ci sont déposés sur une plaque de verre au dessus de la table, plaque fixée sur un axe permettant une rotation de celle-ci. Ensuite on se sert dans les plats avec les baguettes (faut être assez agile quand même surtout quand il y en a un qui commence à faire tourner la plaque. Le pire c'est quand il faut coincer un aliment gélatineux de petite taille avec ses baguettes xD). Au final, ça revient pour 350 yuan, divisé par le nombre de testeurs de curiosité étrange (genre 20-30 yuan par personne, soit < 4€)
Pour se rattraper sur ces folies financières gustatives, on a réussi à trouver un pack de plats instantané de nouilles qui reviennent au final à 1.5 yuan le pack à Auchan (enfin des prix raisonnables (je crois que je vais pleurer de retour en France)).
À part ça, je tiens quand même à signaler que Et merde, ... on se les gèle ici ! (il doit faire au moins - 3 000), surtout quand tu pédales sans gants face au blizzard. Obligé de pousser quelques cris afin de se réchauffer (et puis ça fait fuir les Chinois). N'empêche cette température, je vais l'idolâtrer une fois qu'on atteindra l'été et qu'il fera bien chaud-humide :'O.

jeudi 3 mars 2011

Difficulty Level : Normal => Hard

Et voilà, depuis le 1er Mars, nous devons payer notre consommation d'électricité (fort heureusement, nous avons droit à 15Kw.h par mois, ce qui peut à la limite rembourser l'allumage de la diode de la multiprise). Avec notre consommation, cela représente en moyenne 10 à 20 yuan par jour !
Nous avons donc décidé de prendre quelques mesures pour faire baisser cette consommation et vivre dans les mêmes conditions que les Chinois. En premier lieu nous avons débranché le réfrigérateur, le climatiseur (chauffage), diminué la température de l'eau du ballon d'eau chaude de moitié, mis nos ordinateurs sur batterie en les paramétrant sur le mode d'économie d'énergie qu'ils soient sur batterie ou non. La pièce centrale n'est éclairée que par la lumière naturelle (il n'y a que la lumière de la salle de bain que nous nous permettons d'allumer). Pour le matin, nous faisons chauffer l'eau en utilisant les prises de la cuisine commune. La nuit tombée, la vie en chambre devient plus intéressante vu que nous utilisons la lumière produite par les écrans.
Nous attendons les résultats de ces mesures, mais avec notre ancienne consommation, nous avons consommé ce à quoi nous avions droit en 2 jours, et pour éviter la coupure d'électricité, nous somme allé rajouter 200 yuan sur notre compte électrique de chambre, en espérant que l'on tienne plus d'une semaine avec :D

mardi 1 mars 2011

Visite au Centre Ville

Pour visiter le centre-ville de Shanghai, nous avons emprunté le réseau métropolitain. Ces réseaux sont distinguables pour chaque pays, et celui-là n'y échappe pas : pour accéder aux quais, il faut passer son sac aux détecteurs en le posant sur un tapis roulant, même dans les petites stations. Les installations sont modernes, vu qu'il y a la TV dans chaque compartiment (avec le journal télévisé qui est diffusé).
Il nous a fallu bien 45min pour rejoindre le centre-ville (avec une correspondance de taille, on aurait dit une gare). Dans alentours du campus il n'y a pas de grand bâtiment, mais la nous étions entourés par les tours, et chaque toit de tour est différent. Les architectes ont fait preuve de beaucoup de créativité, ce n'est pas comparable à ce que l'on peut voir à la défense. Malgré toutes ces tours, il y a quand même de grandes places et des lieux boisés, l'espace est grand.
En se promenant aux alentours j'ai vu que l'entrée d'un gratte-ciel avait été marquée par son numéro de façon impressionnante : un 666 plaqué or au dessus des portes d'entrée. Il faut savoir que ce nombre n'a rien de satanique, au contraire le 6 et le 7 sont des numéros porte-bonheur.
Après cela nous avons déjeuné dans un restaurant (où ils servaient des pizzas de même taille que celle du campus) où j'ai goûté du riz au bœuf ainsi qu'une fameuse soupe chinoise.
Une fois nos estomacs remplis, nous nous sommes baladés dans le centre commercial à proximité. Les restaurants sont marqués d'un smiley indiqué la propreté et le niveau d'hygiène, dans la mesure où ces restaurants chinois ont la réputation d'être assez sale (d'ailleurs, nous en avons vu un avec un smiley :-| ).
Shanghai, la ville de consommation.. Il y avait aussi une salle d'arcade, ou pour quelques yuan nous avons pu jouer à tuer des Terminators ou a jouer à un shoot them up à la Touhou.
En revenant sur nos pas nous avons emprunté une grande et large avenue piétonne bordée de grand magasin et de restaurants, sans oublier les petites ruelles étroites entre-deux menant à des endroits résidentiels sombres.
Arrivés au bout de cette avenue, nous sommes tombés sur le Bund, une balade pédestre longeant le fleuve, où l'on peut voir les hautes tours financières du quartier des affaires de l'autre côté. C'est ici où nous avons croisé par hasard un autre groupe d'épitéen, et avons fait route ensemble vers le retour.
La nuit tombé, le quartier est encore plus beau, avec des systèmes d'éclairage sophistiqués qui illuminent les tours de plusieurs couleurs (en passant d'une couleur a l'autre au fil du temps). Il y a aussi des projections de film publicitaire sur les faces des bâtiments.
Nous avons fait une dernière visite en passant dans un grand centre commercial tout en hauteur, avec les magasins sur la périphérie interne du bâtiment (d'une dizaine d'étages) et un vide au centre. On prenait ainsi l’ascenseur avec une vue sur les magasins d'en face, et du vide devant nous (avec une sensation de vertige).
Les prix étant ceux des marques internationales, ils ne changent pas de France.
Au retour sur le campus nous avons pu diner dans un restaurant chinois servant de bonnes nouilles, nous permettant de pédaler pour rejoindre nos chambres.